Courir vers le succès avec Bruny surin

École du succès #18 avec BRUNY SURIN

Résumé de l’article

Médaillé d’or au 4 fois 100 mètres des Jeux Olympiques de 1996, multiple médaillé lors de jeux nationaux et internationaux, père de famille et entrepreneur, Bruny Surin est l’invité de la semaine à l’école du succès.

L’envie de devenir champion du monde s’est installé en lui lorsqu’il était jeune. Il s’est identifié à un champion olympique et ce sont ses performances qui l’ont motivé à devenir plus rapide que lui. Plusieurs personnes lui ont dit d’oublier son rêve, car il n’y arriverait jamais avec les moyens qu’il avait à l’époque. Lui en était pourtant convaincu et ce sont ces doutes qui l’ont poussé à persévérer.

Souvent ce sont les gens eux-mêmes qui se mettent des obstacles et qui abandonnent. À ceci M. Surin leur répond « Trouvez les moyens » À 32 ans, à l’âge que tous disaient qu’il était temps pour lui d’arrêter, de prendre sa retraite, il est devenu le 2e coureur le plus rapide de tous les temps. Il avait enfin atteint son rêve, celui d’être plus rapide que son idole. Après plusieurs années à avoir eu une estime de lui très faible causée par le rejet des autres, il a alors revu tout son parcours avec une grande fierté. Son premier entraîneur, Daniel St-Hilaire, est celui qui l’a aidé à toujours rester motivé malgré tout. Il lui a appris cette phrase bien simple : « the me I see is the me I’ll be. » qui veut dire « celui que je vois est celui que je deviendrai. »  M. St-Hilaire l’a aidé à prendre conscience de son talent et a construit pour lui un entraînement pour l’aider à atteindre son rêve.

Il était déjà âgé de 19 ans, quand il a commencé à s’entraîner pour le 100 mètres. Normalement en athlétisme, les athlètes débutent plutôt vers 14 ou 15 ans. L’entraînement est devenu un moyen de se prouver ses capacités. Selon M. Surin, l’entraînement lui a apporté plus qu’une bonne santé physique. Le sport l’a aidé à se sortir d’un parcours qui le dirigeait tranquillement vers la délinquance.

Quelques temps après ses débuts en athlétisme a éclaté le scandale de Ben Johnson aux olympiques de 1988. Ben Johnson était idolâtré par tous, toute l’attention était sur lui à un tel point que les autres coureurs étaient des accessoires sur la piste. Lorsque le scandale a éclaté se fut un monument qui s’est effondré. Tous les athlètes canadiens se faisaient harceler par les journalistes. M. Surin, ayant déjà terminé sa compétition, a demandé de repartir chez lui plus tôt – et ainsi ne pas assister à la cérémonie de fermeture – pour fuir ce harcèlement. Ce scandale a ajouté de la pression à M. Surin qui portait cet héritage de dopage. Il a voulu montrer que c’était possible de réussir sans prendre ce chemin.

L’année suivante, il est parti s’entraîner en Italie et il a débuté sur le circuit professionnel. Aux championnats canadiens suivant, à sa première participation au 100 mètres, il gagnait. À la suite de cette victoire, de nombreuses questions sont arrivées de la part des journalistes : pourquoi tout d’un coup, M. Surin était si rapide? Tous les journalistes et les commanditaires étaient soupçonneux, ce qui jouait fortement sur sa confiance et son estime. Mais enfin, c’est M. Chagnon, à l’époque chef de Vidéotron, qui lui a donné sa première commandite et qui lui a permis de commencer à participer aux camps d’entraînement. Vidéotron est par la suite resté commanditaire pendant toute sa carrière.

Lorsqu’on lui demande ce qui l’a aidé à poursuivre pendant toutes ces années, malgré une faible estime de lui, il répond que c’est de toujours garder le cap. Être conscient des obstacles mais de se dire que malgré tout ce qui va se passer, on va arriver au bout. C’est la même chose au niveau entrepreneurial. Si on démarre une entreprise, il y a des risques, mais il faut éviter les excuses et persévérer malgré les difficultés. On doit trouver une solution plutôt que d’abandonner. Lorsqu’on a un problème, il faut de poser deux questions : pourquoi on a ce problème et comment faire pour le résoudre.

Lorsqu’on lui parle de succès, M. Surin affirme que pour lui, le succès c’est une équipe. On ne peut pas tout faire tout seul. Et pour faire une bonne équipe, chaque personne doit mettre son égo de côté. En effet, il faut être capable de donner du feedback et d’avoir l’humilité d’accepter le feedback des autres.

Un de ses projets entrepreneuriaux, la ligne de vêtements de sports, était un rêve pour M. Surin. Lorsqu’il a battu son record, son commanditaire de l’époque, Nike, l’a approché pour créer une paire de souliers de course à son image. C’est alors que le projet de créer sa propre collection de vêtements est né. Il a visualisé le rêve qui se réalisait et en a parlé autour de lui. Beaucoup de gens lui ont mentionné que ce serait difficile, qu’il n’avait pas assez d’expérience dans le domaine et qu’il perdrait son argent. Plein de commentaires qui auraient pu le convaincre de laisser tomber son projet, mais M. Surin a gardé son idée en tête et a continué de visualiser sa réalisation. Ce n’est pas toujours simple de réaliser ses rêves et ses projets, mais il faut y croire et surtout bien s’entourer. Selon lui, tout le monde peut faire ça. Aller chercher une bonne équipe, s’entourer de talents.

M. Surin aime redonner aux gens, il a d’ailleurs créé une fondation qui est dédiée à la jeunesse. La Fondation Bruny Surin donne des bourses d’études, se déplace dans les écoles pour faire la promotion de saines habitudes de vie et crée des camps d’entraînement pour faciliter l’accès à ceux-ci. Il souhaite accompagner les jeunes, partager son expérience. Il sera d’ailleurs bientôt chef de mission pour les jeux olympiques jeunesse en Argentine. C’est un bénévolat qui lui tient à cœur. Après 18 ans de carrière de haut niveau, s’il n’avait pas l’opportunité d’inspirer la nouvelle génération il verrait cela comme un échec. Redonner aux autres fait partie de ses valeurs. Il prend cet exemple de ses parents qui ont toujours donné au suivant malgré le fait qu’ils possédaient peu.

Bruny Surin est un exemple de persévérance et de détermination et un bel exemple que les aptitudes pour faire du sport de haut niveau peuvent être utilisées dans tous les domaines de la vie et aussi en entreprenariat.

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