Lhumain

Mon nom est Martin Latulippe et j’aimerais prendre quelques minutes pour vous écrire ces quelques lignes sans tambour ni trompette.

Sur ce site, vous lirez une panoplie de belles choses à mon sujet – toutes des choses vraies qui mettent mon parcours, ma mission et mes accomplissements en valeur… (on appelle ça du marketing:)

Mais voici ce que j’aimerais que vous sachiez réellement à mon sujet, mais qui vous aurait sans doute emmerdé si c’était la première chose que vous aviez lue à mon sujet.

Primo

J’ai toujours été un rêveur et disons que pour une bonne partie de ma vie, ce trait de ma personnalité ne me rapportait pas vraiment. Au contraire, j’avais l’impression que les gens passaient leur temps à me le reprocher. “Arrête de rêver en couleur” est une phrase que j’entendais souvent.

Avec le recul, je ne peux pas leur en vouloir car après tout, il est vrai que j’avais la tête dans les nuages et que mes résultats étaient toujours très moyens. 

D’ailleurs, il fut une époque où j’avais l’impression que tout ce que je faisais était moyen. 

J’étais un étudiant bien moyen qui a eu sa part de défis et à qui on a accolé plusieurs étiquettes, un hockeyeur moyen qui n’a jamais été le meilleur de ses équipes (loin de là), un fils moyen quand je regardais les succès que mon frère accumulait pendant que j’avais la tête dans les nuages.

Bref, j’ai longtemps eu cette impression que tout ce que je faisais était moyen et j’en étais même arrivé à penser que c’était ce que la vie me réservait. Rien de dramatique, c’était juste la réalité de ma perception à cette époque.

Le premier livre qui a

Changé

ma vie

À 16 ans, après avoir été retranché d’une équipe de hockey à laquelle je croyais être prédestiné à appartenir, mon monde s’est écroulé. 

On venait alors de confirmer publiquement que j’étais moyen, ce qui venait jeter de l’huile sur le feu de mes mauvais résultats scolaires. Mon estime personnelle était alors à zéro.

Désespéré face à mon désarroi, mon père et ma mère ont eu la brillante idée de m’acheter le livre « Les Secrets de la réussite des champions ». Puisque le livre avait été écrit par un célèbre entraîneur de hockey, François Allaire, j’ai décidé d’accorder une chance aux premières pages. 

Ce livre a changé ma vie.

Je venais de comprendre, en quelques pages, que mon attitude était à la base de plusieurs de mes problèmes. Je venais aussi d’apprendre, en quelques lignes, une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne ? J’étais un leader. La mauvaise ? J’étais un leader négatif.

J’avais tellement été limité par le système scolaire qui, à tous les jours me rappelait sous différentes formes mes défis, mes limites et que je ne ferais rien de ma vie, que j’avais commencé à me rebeller contre le système, l’autorité et les personnes qui se moquaient de moi.

J’en étais devenu blessant, dérangeant et ce système de défense m’a mené à avoir quelques moments disons quelques peu colorés dans mon adolescence. 

😉 

Ma rencontre avec deux

Anges

Un jour, toujours à 16 ans, une enseignante de français me demande de rester après la classe. C’est la dernière chose que je veux faire mais bon, j’acquiesce à sa demande.

À la fin du cours, elle me dit: « Tu sais Martin, il est évident que le français écrit t’apporte beaucoup de défis (dyslexie), mais je veux que tu saches une chose… Ce n’est pas parce que tu ne peux pas réussir ici à l’école que tu ne peux pas réussir ta vie. Toi, ton don, ça semble être la parole en public. Il y a d’ailleurs un concours oratoire organisé par le club Rotary et je crois vraiment que tu devrais y participer. »

Mon ADN au complet ne voulait pas participer à ce concours. 

Après tout, j’étais un joueur de hockey et disons qu’à cette époque, les hockeyeurs n’étaient pas particulièrement reconnus pour leur prise de parole en public. Mais puisque j’avais l’impression que c’était la première fois qu’une figure d’autorité en milieu scolaire me disait: « Je crois en toi… » J’ai décidé de la croire et je me suis tout bonnement inscrit à cette compétition.

À ma grande surprise, je me suis classé deuxième. 

Certes, je n’ai pas gagné cette compétition, mais à l’intérieur de moi, je venais de réaliser un grand changement.

Cette enseignante venait de semer quelque chose de puissant en moi qui est l’idée qu’il me serait peut-être possible de réussir dans quelque chose même si l’école ne me réussissait pas. Ça, c’est la leçon que m’a donné le premier ange qui a été mis sur mon chemin.

Le deuxième

Ange

Un peu plus tard, cette même année, la dame chez qui je demeurais en famille d’accueil (car quand on joue au hockey, on doit parfois s’expatrier et on ne demeure pas chez nous) m’a écrit une phrase qui allait changer le cours de ma vie.

Dans mon livre de finissant en secondaire V, vous savez les albums photos dans lesquels on demande à nos amis et nos enseignants de nous écrire un beau mot, eh bien, Anne-Marie a écrit: « Martin, tu as un véritable don avec la parole et les mots, mais tu ne mettras réellement ce don à profit que quand tu cesseras de blesser les gens avec cette même parole et ces mêmes mots. » OUCH!

Anne-Marie avait raison. 

Je m’étais construit une carapace et j’utilisais plus souvent qu’autrement la parole pour blesser les autres et les rabaisser. Je n’en étais pas fier et il n’en revenait qu’à moi de changer les choses… mais comment ?

L’éveil d’une passion pour

Lhumain

Les années qui suivirent furent des années d’apprentissages essais-erreurs. Je me suis tourné vers ce qui avait semblé m’apporter du succès : les livres de développement personnel et professionnel. Si un livre avait pu autant m’aider, je faisais la simple déduction que plusieurs livres allaient sans doute régler bien des choses.

Je continuais donc à lire des livres de motivation, de psychologie, de philosophie, de business, tout en faisant de mon mieux pour appliquer les leçons que j’y apprenais, même si ce n’était pas toujours évident ni cohérent mon affaire. 

J’ai été un mauvais leader à l’occasion et j’ai appris de ces erreurs. J’ai continué à agir avec incohérence et ça m’a permis de lentement me rapprocher de ma cohérence. J’ai pris de mauvaises décisions et ça m’a permis d’en découvrir les conséquences et les leçons. J’ai tenté mille et un projets qui ont échoué et à chaque fois, j’ai appris des trucs. Mon point ici est que malgré l’investissement que je faisais en moi, je me retrouvais bredouille plus souvent qu’autrement.

Le seul indicateur de performance que je pouvais avoir était les mandats de leadership qu’on m’attribuait au hockey sur glace : assistant au capitaine en 1994 (Voltigeurs de Drummondville – LHJMQ), capitaine en 1995 (Alpines de Moncton-LHJMQ), capitaine pendant 4 ans de 1997 à 2001 (Université de Moncton) et capitaine de l’équipe canadienne aux Universiades de 2001 en Pologne (Équipe Canada).

En raison de cette posture de leadership que j’apprenais lentement mais sûrement, on me demandait de plus en plus d’aller parler dans les écoles auprès des jeunes et j’en profitais alors pour donner de mon temps et mettre mon don à contribution, comme Anne-Marie m’avait demandé.

De fil en aiguille, je développais une véritable passion pour l’humain, ses peurs, ses mécanismes, sa psychologie, ses freins et, surtout ses possibilités.

À cette époque, j’étais loin de me douter que cette passion allait se transformer en profession et que j’allais bientôt troquer le temps que j’investissais comme joueur de hockey pour maintenant devenir conférencier.

La rencontre ultime et le

Moment clé

Ensuite, il y a deux moments clés qui se sont produits qui ont changé ma destinée à tout jamais.

Primo, à ma dernière année de hockey universitaire, j’ai eu le privilège d’être sélectionné pour représenter le Canada aux Universiades avec l’équipe canadienne de hockey et le coach Trevor Stienburg m’a même fait le grand honneur de me nommer capitaine de l’équipe.

Cette nomination m’a donné une confiance folle. Une sorte de concrétisation qu’on reconnaissait mon leadership et que lorsqu’on investit en soi, on peut se transformer et améliorer bien des choses.

Ma participation à cette compétition est importante pour la suite de l’histoire car un événement clé, que je vous explique dans quelques minutes, s’est produit lors de ce championnat de hockey… mais d’abord, permettez-moi d’ouvrir une parenthèse sur la rencontre ultime…

La rencontre

Ultime…

Quelques mois avant d’être sélectionné à titre de capitaine de l’équipe canadienne de hockey universitaire, je m’étais lié d’une drôle d’amitié avec un homme d’affaires influent de ma région.

Je dis drôle car, nous nous sommes rencontrés dans le cadre d’une entrevue à laquelle j’appliquais pour un emploi au sein de la Chambre de commerce du Grand Moncton, organisme qui était dirigé à l’époque par cet homme influent, Michel Desjardins.

Pendant le processus d’entrevue, au moment de parler en anglais, j’ai totalement figé car mon anglais était plus que rudimentaire à l’époque. Sentant très bien un malaise, Michel décida de changer de sujet et me demanda si j’avais d’autres passions que le hockey.

Ma réponse fut sans hésitation: Oui, les livres de développement personnel !

Michel me regarda en souriant et me dit: Vraiment, tu lis des livres de dev perso ?

Je lui expliquai alors que c’est plus qu’une passion mais bien un mode de vie qui m’a permis de me déconstruire pour mieux me construire.

Il me regarde et me dit: « Tu es embauché. »

Quelques semaines plus tard, on allait voir le grand Anthony Robbins, à Boston, avec son frère Jean-Paul Desjardins, lui aussi passionné de dev perso, et ces deux hommes, Jean-Paul et Michel, allaient devenir des mentors exceptionnels pour la suite des choses.

À mon retour de Boston, même si je n’avais rien compris de l’ensemble des conférences en anglais, j’étais habité par une certitude : Ce que je viens de voir Anthony Robbins faire sur scène, c’est ce que je rêve de faire un jour… mais à ma façon!

J’ai donc confié ce rêve aux deux frères Desjardins et ils m’ont tout de suite proposé le truc suivant : « Voici le plan Martin. Toi, va travailler quelques années après tes études pour te bâtir une réputation (car pour l’instant, tu n’as aucune légitimité), prends le temps de découvrir et de développer le métier de conférencier (donc essaie de devenir bon car nous on n’y connaît rien) et nous, de notre côté, on va t’apprendre le monde des affaires car, conférencier ou pas, si tu veux réussir en affaires, tu vas devoir devenir un excellent entrepreneur. »

Ça, c’était le plan. Travailler quelques années, me bâtir une crédibilité, apprendre le métier de conférencier et l’entrepreneuriat pour, ensuite, me lancer à la poursuite de mon rêve.

Les deux seules choses qui me séparaient maintenant de l’exécution de mon plan et de mon rêve étaient de compléter mon dernier semestre universitaire et participer au Championnat du monde de hockey. Mais… 

Quand la vie a un

Autre plan

pour toi…

En arrivant en Pologne pour le championnat du monde de hockey, j’avais donc déjà ce plan en tête. Je savais que cette compétition était mon dernier tour de piste au hockey et ensuite, j’allais bosser sur mon plan, mon rêve.

Mais un moment clé de la compétition a fait en sorte que la vie allait m’enseigner qu’un autre plan attendait pour moi.

En plein milieu du tournoi à la ronde, dans un jeu de routine au centre de la glace, une mise en échec percutante appliquée à un joueur adverse a fait en sorte que j’ai été atteint par la lame de patin du joueur en question directement au cou.

En quelques secondes, mon chandail était imbibé de sang et j’avais peine à voir le logo à l’effigie du Canada.

Je ne savais pas la gravité de la coupure à cet instant mais je savais surtout que le cou n’est pas le meilleur endroit pour être atteint d’une lame de patin.

Heureusement, il y a eu plus de peur que de mal, mais c’était quand même une question de millimètres.

Cet incident a eu un profond impact sur ma personne et sur le choix de ma mission.

J’avais l’impression que la vie venait de me donner une deuxième chance en me disant : vas-y mon homme… va à la poursuite de tes rêves les plus fous, tu n’as qu’une vie à vivre.

En revenant de la Pologne, médaille d’argent au cou, je suis retourné voir mes deux mentors pour leur annoncer que le plan initial avait changé, que je ne disposais plus de quelques années pour aller travailler mais que le temps d’aller à la poursuite de mon rêve était MAINTENANT.

C’est donc sans un sou en poche, sans crédibilité et sans expérience que je me lançai, dès ma sortie des études, à la poursuite de mon rêve que plusieurs personnes considéraient impossible.

20 ans plus tard, après des centaines d’échecs, de remises en question, de doutes et bien d’autres aventures entrepreneuriales dans lesquelles j’étais à un pouce de tout abandonner, j’étais loin de me douter que ma mission me mènerait où j’en suis aujourd’hui.

À l’époque, je voulais simplement aider les autres à vivre leur plein potentiel et c’est la même motivation qui m’habite aujourd’hui.

Jamais je n’aurais pensé faire plus de 3500 conférences, publier des livres, vendre mes produits dans plus de 53 pays, voyager partout dans le monde, avoir plus de 2 millions de vues sur YouTube, 300 000 fans sur Facebook, des dizaines de milliers d’autres sur Instagram et YouTube ou que ce métier m’apporterait l’indépendance financière.

La majorité de tout ça n’existait même pas quand je me suis lancé.

Tout ça n’était qu’un rêve avec lequel j’ai décidé de passer à l’action malgré les peurs qui m’habitaient.

Et c’est exactement la même mission qui m’habite encore aujourd’hui, aider les gens à passer à l’action sur leurs rêves… car je sais hors de tout doute que les rêves peuvent se réaliser avec les bons enseignements, le bon accompagnement et une tonne de persévérance.

Et toi, c’est quoi ton rêve ?

Martin